lion-cereales-810g-x1L’Eufic, dont hélas trop de gens considèrent qu’il s’agit d’un organisme de recherche vertueux découvre que plus le paquet est gros, plus l’on mange de produits.

 

Une révélation. Une très sérieuse étude réalisée par l’Eufic dont il faut se souvenir qu’elle est financée par de très grands groupes internationaux , avec la caution de l’Université du Surrey (GB) vient de découvrir une chose incroyable: la taille d’un packaging peut « influencer la perception d’un consommateur de la taille de la portion».

Les résultats de l’étude soulignent ainsi qu’il existe «a small but significant pack size effect» -remarquez le «small»- qui pourrait engendrer «une consommation supplémentaire substantielle de produit». Ah oui? chocapic

L’étude recommande naturellement des études complémentaires sur la perception des consommateurs de la notion de portion figurant sur la packaging en appelant naturellement à sa rationalité. Mieux encore, l’Eufic parle de « conceptualisation des portions alimentaires ». On croit rêver. Mettez un môme devant un packaging géant de M&M’s. C’est sûr qu’il va conceptualiser à mort.

Cette démarche marketing existe depuis des dizaines d’années. Rappelons la stratégie du eat more, dénoncée par Marion Neslte dans son livre Food Politics et une anecdote vécue il y a plusieurs années dont je parlais récemment sur le drink more: plus on offre de volume, plus il est consommé. Plus de gros volumes, de lots de deux, trois, quatre… tout sera dévoré ou bu. Je prends ici l’exemple des céréales, mais il existe dans tous les domaines « addictifs » : alcools, confiseries, snacks salés… Une marque avait même eu l’outrecuidance de justifier un format géant pour pouvoir le « partager ».

kellogg'sDes années que n’importe quel étudiant en école de commerce se doit malheureusement d’apprendre, sans aucun état d’âme. Il en va de son avenir. Quand il sortira de son école, sa seule évaluation de chef de produit pour passer chef de groupe sera la progression de sa part de marché, en valeur ou, au pire, en volume s’agissant d’alimentation sur les enfants et ados notamment.

Ne serait-ce pas une manoeuvre de plus pour ralentir encore et encore les décisions à prendre sur la directive sur l’étiquetage?