gendermarketingLes produits d’hygiène-beauté pour hommes sont moins chers que ceux pour les femmes. Les medias s’emparent de cette distorsion et s’en étonnent […]

Women tax. Une découverte alors qu’il ne s’agit que de pure stratégie marketing. Le problème est pris à l’envers.

L’équation est simple. Depuis des années, les marques de cosméto cherchent à attirer les hommes sur des produits plus sophistiqués que les produits basiques comme les déodorants et les shampooings. Ils ont donc multiplié les segmentations et les produits de soin. Souvent, en vain. Les hommes restent acheteurs de l’essentiel.

La différence de prix entre produits pour hommes et femmes s’explique donc simplement par cette volonté d’attirer les hommes.

A une exception près, celle des rasoirs. Ayant constaté que la plupart des femmes utilisaient les rasoirs de leurs maris, l’idée géniale fut de les peindre en rose avec des promesses plus féminines, plus chères. Et cela a fonctionné. Marketing encore. Elles sont tombées dans le piège.

Mais Bercy s’indigne. Jusqu’aux coiffeurs qui pratiquent des prix discriminants alors qu’il ne s’agit que de longueurs de cheveux à traiter et donc de temps passé. Des tarifs au centimètre de cheveux à couper ? On attend la nouvelle usine à gaz.

Discrimination ? Et si on parlait de la discrimination entre riches et pauvres ? Pourquoi diable Prada, Vuitton et Dior sont-ils plus chers que H&M, Zara et Babou ?

J’espère que Bercy va s’en indigner aussi. C’est beau de découvrir la vie des consommateurs.