lechatIl y a quelques jours, l’Arpp (ex-Bvp), l’organisme d’auto-régulation de la publicité – qui prône un «droit souple» – publiait son rapport «Publicité et environnement» se félicitant de la qualité des campagnes respectueuses de l’environnement, estimant que 92% des publicités respectaient le code déontologique en matière de développement durable…

 Heureusement qu’il y a des sites, juste à côté, qui ont des yeux un peu plus ouverts, comme Sircome  ou le blog comandgreenwashing  pour ne citer qu’eux, sans parler des « grands » sites comme Greenpeace et des sites anti-pub.

Coïncidence, il y a quelques jours également,  l’Adetem annonçait le lancement d’un site réussir avec un  marketing responsable

Cependant, il y a deux choses qui clochent.

D’une part, malgré l’insistance des acteurs, le marketing responsable n’appartient pas à la seule sphère écologique, même si elle est indispensable pour éviter de nouveaux désastres. En alimentaire, la première responsabilité des équipes marketing est la qualité nutritionnelle des produits, l’amélioration des recettes trop riches en sucres ou en graisses, plutôt que l’allègement d’un packaging. En beauté, c’est l’abandon de l’utilisation d’ingrédients nocifs dont on sait depuis des années qu’ils le sont. Dans les services, c’est tout bonnement le respect du client, sans jargon. Le marketing responsable, ce sont aussi des stratégies de communication honnêtes, qui devraient aller bien au-delà des recommandations de forme – je pense par exemple aux jeux des marques toujours proposés aux enfants sur Internet malgré de «fermes engagements». C’est aussi l’intrusion publicitaire qu’abhorrent les consommateurs, notamment sur leur mobile, le respect des données privées et toutes ces nouvelles approches ou technologies comme le neuromarketing ou la biométrie… Sinon, le poison, il reste à l’intérieur du marketing mix, même s’il est tout vert.

D’autre part, gros grain de sable dans cette initiative : ce projet est monté en partenariat avec l’UDA (Union des Annonceurs) et Prodimarques (Ilec), deux lobbies dont on sait qu’ils n’ont comme seule préoccupation le bien-être des consommateurs…