Au début, j’ai pensé que la création de ce Big Brother par Nestlé à Vevey, d’abord baptisé Digital Acceleration Team, puis Consumer Engagement Center, un mur de 12 écrans destiné à écouter et lire tout ce qui se disait à travers le monde était pour anticiper sur de futures attaques et engager des actions de RP préventives. Le groupe y est habitué, depuis le boycott de ses laits infantiles depuis la fin des années 70 ou plus récemment l’attaque de Greenpeace sur Kitkat. Le groupe est par exemple mis en cause dans la privatisation de sources d’eau en Amérique du Nord et du Sud. Je me trompais complètement : dans une interview à Doc News, en juillet dernier, la directeur building consumer relationships du groupe en France nous explique : « Ce qui a changé, c’est que nous sommes beaucoup moins orientés sur nos produits et beaucoup plus sur nos consommateurs […] Le DAT nous donne plus rapidement la possibilité de prendre conscience des préoccupations de nos consommateurs et donc de les intégrer, d’anticiper davantage sur la façon dont on va les traiter ».
Où avais-je la tête ? Quoique. Un article de Reuters parle d’un autre objectif. Le titre du papier se suffit à lui-même : « Interacting with the online enemy ».
Sources : Docnews, Reuters