nestléAprès avoir épuisé les vitamines, les oméga 3, le sans-sucre, le 0% de matières grasses, le sans lactose et j’en oublie… les industriels viennent de découvrir ou de redécouvrir deux nouveaux filons : les protéines et le sans gluten.

J’avais déjà abordé ce sujet il y a quelques semaines. Les grands leaders s’en emparent : Gerblé, symbole de la diététique, lance une gamme sans gluten avec comme «égérie» Novak Djokovic – excusez du peu ! – Nestlé lance en Grande-Bretagne des corn flakes sans gluten alors que, c’est bête, le maïs ne contient pas naturellement pas de gluten, sauf s’il est traficoté.  Le serait-il?  Côté protéines, rappelons en France les récents lancements de Danone (Danio), remake de petit En-cas, et de Yoplait (Yopa!). Je rappelais dans cette note que «l’avantage des protéines, c’est que personne ne sait ce que c’est. Selon l’étude Nutriscope de TNS Sofres parue en juin 2010, 42% des Français ignorent ce que signifie le mot protéines et 23% ne l’associent à aucun aliment. Aucun souci. Jouer sur la peur.

Les Sials d’or de l’innovation alimentaire : à la lecture des gagnants, j’avoue avoir quelques doutes. J’espère que Xavier Terlet – ami et vrai expert – suivant ces prix depuis tant d’années, a pu faire des bilans sur l’évolution des ventes de ces primés. Qu’ils soient positifs ou négatifs, cela serait un indicateur vraiment intéressant et réel entre attentes consommateurs et la vraie réponse des consommateurs. Bref, du décalage – peut-être ou pas, je l’ignore – entre stratégies purement marketing et des résultats, bons pour la santé si possible.

Le death marketing a encore de beaux jours devant lui.