new-cemita-graphic2MexiqueNouvelle exigence européenne, la transparence nutritionnelle sur internet, cela n’a pas l’air si simple […]

Le Fonds Français pour l’Alimentation et la Santé (créé par l’Ania, l’ex-IFN, et l’INRA), une «structure privilégiant les partenariats industriels/pouvoirs publics et industriels/chercheurs […] qui a pour principe fondateur la parité entre les scientifiques et le secteur économique et s’engage à mener ses missions dans une totale indépendance scientifique» tel que l’on peut le lire sur leur site – on ne doute pas une seconde de cette totale indépendance – organise un colloque consacré à la «dématérialisation de l’information dans le domaine de l’alimentaire», exigée par l’Europe dans quelques mois. Au programme : «Comment construire les catalogues électroniques? Intégrer ces dispositifs aux stratégies des entreprises? Continuer à maîtriser la hiérarchisation de l’information (elle me plaît bien bien celle-ci, ndlr)? Encadrer les applications et les activités qui vont se développer autour du traitement de l’information à destination des consommateurs (pas mal non plus celle-là, ndlr)? Quels peuvent être les impacts de la dématérialisation en termes de comportements d’achat des consommateurs, et en termes de lien à la santé? Qu’en est-il de la protection des données personnelles?».

Parmi les intervenants, essentiellement des industriels, des membres de l’INRA et un seul membre de l’UFC-Que Choisir qui participera à une table ronde, aux côtés d’un médecin nutritionniste qui n’a jamais caché ses liens avec l’industrie agro-alimentaire.

Pas une seule fois, le mot «responsable» n’y figure.

Je ne sais pas. Quand je lis entre les lignes, il y a un truc qui me chiffonne. Pas vous?