Le local, il n’y a rien de mieux. Industriels et distributeurs au secours de nos « vraies valeurs », peut-être pas les leurs  […]

Il y a quelques années, j’assistai à une table ronde intéressante. Le patron de McDo expliquait que si José Bové n’avait pas démantelé un restaurant, jamais l’enseigne de fast-food n’aurait changé d’orientation. Retour toute ! De nouvelles recettes plus light – même si elles n’intéressent que les mères et pas  leurs enfants – de nouvelles architectures qui s’intègrent, enfin, à l’environnement des lieux et surtout de la production française ! Visites organisées des fermes, productions (presque) 100% françaises, site franco-français en diable, menus bleu-blanc-rouge…

Cette fois, c’est Coca-Cola qui selon la lettre CB News «rappelle son engagement à produire localement et sa fierté de soutenir l’activité économique de proximité avec sa campagne «au cœur de l’économie française […] présent sur le sol français depuis plus de 90 ans et que 90% de ses boissons commercialisées en France y sont produites. De 2009 à 2013, l’entreprise a investi 173 millions d’euros dans ses usines françaises pour développer ses capacités industrielles».

Pour combien de milliers de calories «infusées» dans les corps des petits enfants français, facteurs avérés de la croissance de l’obésité ?

Aux USA, rappelons une campagne qui avait fait rire toute la profession, la marque de chips Lays (PepsiCo) proclamait que ses pommes de terre étaient locales. Comprenez plantées sur le territoire des Etats-Unis…

La RSE, quel joli faux-nez. Engraissez-vous, mais français.