unnamedLes trains qui n’arrivent pas à l’heure. La presse pro s’emballe des succès marketing, moins des échecs.

Ces mêmes échecs sont mis sous le boisseau par leurs concepteurs, perdant volontairement la mémoire de certaines – voire de très grosses – erreurs d’un grand lancement ou d’une simple opération de promo. On ne « stocke » pas ces données.

Moins on en sait, mieux cela vaut, surtout pas pour les générations à venir de chefs de produits, de directeurs de marketing, voire des DG d’entreprises ou des hommes politiques. Il s’agit pourtant d’une source d’informations exceptionnelle, beaucoup moins onéreuse que les nouvelles initiatives de Big Data. Faire son mea culpa.  

Certes, adieu la prime d’objectif et peut-être son prochain job. Le même boisseau. Mais comment les éviter à nouveau? Même Coca-Cola – modèle des modèles – s’est planté. Des millions d’euros ou de dollars mis à la benne.

Il est certains souvenirs douloureux qu’il ne faut pas oublier. C’est l’un des secrets de l’innovation.

«Amnésie», c’est ce que soulignait récemment, interviewée sur France Inter, mon amie Catherine Heurtebise qui vient de publier Les petites bêtises du marketing aux Editions François Bourin.

Trop gentil le titre.