tide-classic-adIl y a quelques  jours, le site Influencia annonçait une «première» mondiale, le lancement de quatre films à télécharger gratuitement, dont le premier est baptisé Dans ton château. Ils seront produits par la société AP Production et, dans leur projet, financés par vingt marques non concurrentes…

Explication de ses concepteurs, considérant que leur approche est «moderne»: «les consommateurs ont transcendé depuis longtemps la frontière entre la fiction pure et la communication de marque, ces découpages appartiennent déjà au passé». Ils précisent que «cela permet de citer les partenaires officiels plus de huit fois au cours de l’histoire».

Ils ont la volonté de « faire émerger des répliques et des personnages cultes »  à l’instar de Norman, Cyprien, La ferme Jérôme… dont il faut préciser qu’ils émergent grâce au web et aux internautes, surtout pas grâce aux publicitaires qui, après avoir couru après le cinéma («Dis, Coco, tu peux me le faire à la Prisoners»), courent après Youtube. Au moment où, étude après étude, on ne parle que de publiphobie, de l’échec des placements de produits, du rejet des pubs sur Internet (des millions d’utilisateurs du logiciel AdBlock) et encore plus sur mobile, d’aucuns veulent encore entrer par la fenêtre quand on les a jetés par la porte. Malgré cela, le digital native semble avoir de beaux jours devant lui. Comprenne qui pourra.

Pour mémoire, les premiers soap operas, financés par les grandes marques d’entretien, sont apparus… en 1930. C’est vraiment moderne.