ihealthLes objets connectés, un marché potentiel considérable, la santé étant le meilleur cheval de Troie du développement des applications, mais des données qui seraient vendues aux assureurs santé ou aux employeurs…

Selon le remarquable site A lire ailleurs, issu du tout aussi remarquable site Internetactu.net qui cite un article de Bloomberg  via Numerama, Apple, aux Etats-Unis, aurait approché de grandes compagnies d’assurance santé pour leur vendre les données issues de leur application santé, baptisée Health pour «ajuster» leurs contrats. Il s’agit «d’un enseBloomberg  mble de capteurs biométriques pour surveiller le métabolisme de l’utilisateur (rythme cardiaque, pression sanguine, taux de sucre, de caféine, d’alcool, de nicotine…) croisé avec des informations sur l’ADN. […] Parce qu’elles ont l’obligation de payer une complémentaire santé, les entreprises pourraient céder à la tentation de négocier avec les mutuelles une baisse de tarifs, en échange d’engagements pris au nom des salariés. Ce n’est déjà plus de la fiction puisqu’aux USA le pétrolier BP aurait ainsi acheté 25 000 bracelets Fitbit que les employés devront porter, pour les inciter à lutter contre leur propre obésité». Mais il y a pire. Ces applications sont, selon plusieurs observateurs, totalement imparfaites

Un article de l’autre excellent site qu’est C’est pas mon idée!  consacré à la banque et l’assurance, cite la société Humana, spécialiste de l’assurance-santé, qui considère qu’il s’agit d’un «programme prometteur». Que ces programmes de «quantification de soi» constituent de vraies opportunités, «humanitaires» certes, comme l’observation à domicile des personnes âgées ou des hospitalisations à domicile qui permettrait d’alerter rapidement un médecin et d’éviter des frais supplémentaires (dans les pays pauvres notamment). Mais aussi financières…

Un sacré casse-tête en termes de respect des données privées. Mais y aura-t-il de vraies protections?