dogPour mémoire, rappelons que les bots sont de petits robots, souvent utiles (pour les moteurs de recherche et le référencement des sites par exemple) mais qui peuvent être très méchants, se substituant aux vrais internautes. Et surtout générer des pertes considérables en investissements publicitaires. Payer pour des robots […]

Le magazine AdAge cite les concessionnaires automobiles américains (qui, rappelons-le sont multimarques) paraissent très touchés par les robots. La perte pour les marques automobiles en termes d’investissements publicitaires est estimée à plusieurs milliards de dollars

L’existence des ces robots n’est pas nouvelle. S’agissant toujours de l’univers de l’automobile, le site cars.com – il y a sept ans déjà –  avait observé une explosion du nombre de visiteurs pendant quelques jours sur le site de BMW dans la ville d’Albany. Il s’agissait d’une «invasion» de robots. Cette cyberwar  ne faisait que commencer. Comment faire payer un annonceur pour des visites de robots

Selon la société Solve Media, dont le métier est d’assurer la sécurité de la diffusion des pubs digitales, les «faux» trafics sur le web auraient augmenté de 40% en 2013, atteignant 61% eu dernier trimestre.

La nouvelle martingale, les faux sites

Autre fraude classique, la création de faux sites qui vont se substituer aux originaux, certains n’hésitant pas à à reprendre leur contenu. Ces faux sites permettent d’attirer les retargeting ads, les générant eux-mêmes en multipliant les clics sur les pubs et ainsi être rémunérés. Ces sites sont souvent créés à l’étranger, ils étaient auparavant repérables, maintenant de simples manipulations leur permet de dissimuler leur IP. Ces fraudes se multiplient sans qu’aucune parade ne soit encore trouvée.

Ne parlons pas non plus des spambots qui envahissent les forums discussions, voire les blogs où les faux rétroliens et autres pings se multiplient malgré toutes les précautions prises. Ils arrivent facilement à déjouer les captchas.

Le très intéressant site ad-exchange.fr  citait récemment  une étude américaine consacrée aux taux de clics des internautes sur les bannières publicitaires. L’étude souligne que 95% des revenus de Google proviennent des investissements publicitaires, qu’un internaute pourrait en moyenne être exposé à 1700 bannières publicitaires par mois mais que, pour diverses raisons, il n’a l’occasion que n’en voir que la moitié. Mais les deux informations les plus importantes de cette étude sont que le fait que seulement 8% des internautes sont responsables de 85% des clics sur ces bannières et ce qui signifie qu’au final, seulement une personne sur 1 000 clique sur une bannière publicitaire lors d’une campagne publicitaire.

Et si en plus, il ne s’agissait que de robots ?

Conscients malgré tout du phénomène, les annonceurs semblent vouloir jouer sur le native advertising, un remix des vieux publi-reportages.

Et s’ils s’occupaient d’abord de la qualité de leurs propres sites pour – enfin – rendre service à leurs clients et prospects plutôt que de les abreuver de pub ?