soupe-liebig-secrets-de-cuisson--veloute-de-legumes-poeles_4063341_3036810351596Les soupes industrielles sont réputées pour leurs fortes teneurs en sel, frôlant les 40% des «apports de référence» dits journaliers. Mais Liebig est trop fort. Pirouette, cacahuète!

La quantité d’AR (apport de référence) est un joyeux mélange entre ANC et AJR dont je ne rentrerai pas dans les détails, trop complexe entre les Etats et les industriels qui ont inventé leurs propres normes. Une information qui au passage doit concerner la quantité recommandée à absorber, jamais la quantité à ne pas dépasser, comme le sel, mais «cela serait trop long à expliquer au consommateur». Of course

Bref, produit décrié mais Liebig vient de trouver une nouvelle ficelle. En général, ces AR sont indiqués pour une portion (i.e une briquette individuelle de 300ml). Sur le format standard apparaît ainsi le chiffre de 36% de sel, soit plus du tiers de la quantité à consommer en une journée par une personne ; pas mal. Agrandissement récent du contenant qui passe à 350ml. Las ! Le pourcentage des AR recommandés en sel passe… à 12%! Une prouesse technologique? Pas du tout sinon cela serait marqué en géant sur le suremballage, on ne rate pas une occasion pareille! Tout simplement, ce pourcentage est maintenant affiché sur 100ml de produit (au lieu de 300) et est pratiquement divisé par trois. En clair, toujours autant de sel mais cela se voit moins bien. Vieux débat qui a toujours lieu sur la directive européenne sur l’affichage des valeurs nutritionnelles par portion pour 100g ou 100ml et qui pour l’instant,  semble laisser le choix à l’industriel . A l’évidence cette dernière proposition paraît très efficace pour les industriels.

Les opérateurs de céréales pour petit-déjeuner étaient coutumiers du fait. On appelle cela de la cross fertilization. Knorr doit être vert de rage de légumes.

Absence de données nutritionnelles sur le site de la marque. Je n’ai pas eu le courage d’appeler le service conso «nous respectons la loi», «nous répondons aux attentes consommateurs» « il ne s’agit plus des doses individuelles »… Cochez la case.

J’espère que le jeune chef de produit qui a eu cette lumineuse idée recevra une prime et… que sa grand-mère n’a pas de problèmes cardio-vasculaires et/ou qu’il l’a prévenue.

Ps : pour info, les produits appertisés n’ont pas le droit de mettre des conservateur puisque leurs process technologiques n’en nécessitent pas, ce qui est bien précisé, en tout petit, sous l’astérisque. Transparence, on vous dit.