liebig1Depuis quelques mois, les marques utilisent leurs packagings non plus pour mettre en avant tout bêtement leur mode de préparation ou leurs valeurs nutritionnelles (surtout pas), mais d’afficher leurs engagements sociaux.

Le cigarettier Seita, filiale d’Imperial Tobacco, a lancé l’année dernière une gamme de Gauloises « 100% fabriquée en France », mais ferme sa plus grosse usine en France, basée à Carquefou, qui produit 12 milliards de cigarettes par an, essentiellement des Gauloises blondes. gauloises

LU (Mendelez) qui défend les papillons autour des champs de blé qui sont toujours traités avec les mêmes pesticides dont l’usage a augmenté de 9,2% en 2013. Merci pour les papillons, pas pour l’alimentation des consommateurs.
Récemment, Liebig, sur ses emballages de soupe, décrit l’une de ses actions caritatives, des dons aux populations précaires – action louable certes – mais en oubliant que sa première responsabilité est de bien nourrir les gens et ne pas concevoir des soupes dont une seule portion représente 36% de la dose de sel à ne pas dépasser, sans même le préciser, parlant plutôt «d’apports recommandés».

Le social washing envahit les packagings. Sans aucun complexe.