L'araignée publicitaire. digital tonto

L’araignée publicitaire sur Internet. digitaltonto.com

Publicité intrusive, suite. Vendre ou vous dégoûter d’acheter […]

Un article, une fois de plus passionnant, du site Digital Tonto, et de son auteur Greg Satell. Il déclare ne plus supporter de chercher une information sans être perturbé par une pub totalement inintéressante. I could kill the guy who invented them! écrit-il. Il considère que la culture de la pub online «as crass and offensive as it may be, continues to thrive because we prefer it to alternatives». Et il insiste, «le problème n’est pas celui d’Internet, c’est le nôtre».

Les pop-ups ne sont qu’un épiphénomène

Il a rencontré Ethan Zuckerman, celui qui, semble-t-il a inventé le pop-up ad. Il s’en excuse mais, comme le souligne Greg Satell, si ce n’était pas lui, quelqu’un d’autre l’aurait inventé à sa place. Mais Zuckerman insiste dans un colloque. Il considère que la publicité est le «péché  originel d’Internet parce qu’elle a donné naissance, pour être soit-disant efficace, à tous les systèmes de surveillances des comportements de l’internaute. Qui dit pub, dit ciblage, donc tracking du consommateur. Et les publicitaires sont bien plus au point que les services d’investigation institutionnels.  En attendant leur efficacité.

La surveillance ne vient pas des Etats, mais des marques et de leurs agences

Chacun de vos clics est enregistré, réutilisé par le site, revendu à des sociétés de retargeting ads… Comme l’écrit encore Greg Satell, « il s’agit du dark side de la technologie » et que cela ne pourra qu’empirer : reconnaissance faciale, géolocalisation, multiples algorithmes, voire même vos comportements off-line seront pistés. Sans parler de la biométrie et – bientôt?- des données génétiques.

Les marketers devraient avoir la rigueur morale de séparer données globales et données personnelles, mais c’est trop tentant… au nom même du respect du consommateur. Ben voyons.

Et si les éditeurs on line refusaient toute forme de tracking et de publicité «adaptée à vos centres d’intérêts». Zuckerman imagine des solutions comme celle, pour le lecteur, de payer pour ne plus recevoir de publicité et de ne pas être trackés. Un comble ! Mais il souligne que pour les éditeurs qui ont bien choisi leur modèle économique sur Internet, tout va bien, comme Huffington Post. Cela ne fait que commencer.

En conclusion, Greg Satell estime qu’Internet n’est «ni moral, ni immoral, juste amoral». Et que la publicté était le meilleur moyen pour financer ces business models. Avec une certaine indulgence, il considère que finalement, Zuckerman n’est coupable de rien. Ce sont les internautess qui le sont, prêts à offrir à n’importe quelle marque leurs données les plus personnelles. Pour quelques coupons de réduction de plus, sans même se plaindre.

En attendant, vive Adblock Plus et tous les logiciels anti-spam. La vie est tellement plus simple. Et arrêtez de donner votre date d’anniversaire et les prénoms de vos enfants!