La pub est la meilleure ennemie de la théorie du genre. Je ne vous parlerai pas des pubs de parfum dans lesquelles autant de félines, souvent à quatre pattes, voisinent avec de puissants étalons. Rien de plus normal, affirment les publicitaies: «nous sommes dans un processus de séduction». Ni même des communications automobiles, de vraies merveilles.

J’ai vu cette semaine une pub pour Cuir Center mettant en scène des hyènes auxquelles se substituent des femmes hilares, très proches de leurs caricatures. Cette campagne, lancée en 2012, s’était attiré les foudres des associations et autres sites féministes, ainsi que de leurs propres client(e)s. Rien n’y a fait. L’Arpp (ex-BVP) est restée muette.

Et revoilou le film à la télé depuis quelques semaines. J’attends avec impatience la suite de la saga, des gros porcs sur leur canapé vautrés en train de décapsuler leurs bières devant un match de foot. Le code déontologique de l’Arpp précise que «La publicité ne doit pas réduire la personne humaine, et en particulier la femme, à la fonction d’objet» (dommage, aucune mention n’est faite sur les représentations d’animaux). Cuir Center ne pourrait être condamné de réduire l’homme à un décapsuleur, l’enseigne arguera du fait que le cochon a déjà la queue en tire-bouchon.

Chères familles, continuez à laisser vos enfants regarder les publicités, surtout celles destinées enfants, où la petite fille est dans la cuisine avec sa maman quand le petit garçon jardine avec son papa. L’équilibre sera ainsi rétabli. La télévision fera leur éducation bien mieux que l’école.