pigeonLes entreprises se redécouvrent «consumer-centric» et les publicitaires veulent ne plus s’adresser qu’au consommateur. Ainsi, le consommateur serait donc leur coeur de cible… C’est ce dont convaincus deux jeunes créatifs – qui paraissent au demeurant très talentueux – dans un entretien dans Influencia

Extrait de cet entretien.

Question : En tant que créatifs, quelle place accordez-vous au consommateur dans vos processus de création pour un annonceur?

Leur réponse: «Le consommateur devrait être la base de tout processus de création. On doit non seulement étudier son profil mais surtout ses attentes. On fait une pub pour qui ? Lui. Qui regarde ces pubs ? Lui. On croit beaucoup en ce créneau : surprendre et donner au consommateur ce qu’il attend plutôt que de livrer ce qui plaira à une marque. Il faut savoir donner pour recevoir, et non recevoir et donner un coupon de réduction en échange. C’est un challenge, mais c’est en prenant des risques que naissent de belles idées».  On n’y avait jamais pensé.

Ils soulignent, incidemment peut-être, le vrai problème qui éloigne depuis toutes ces années ces mêmes consommateurs de la publicité et des marques: «donner au consommateur ce qu’il attend plutôt que de livrer ce qui plaira à une marque».

Un jour, une agence de promo me racontait qu’elle gagnait des clients avec une arme imparable: leurs conseils visitaient les magasins. Oui! oui! Il est bon parfois de relire Levitt ou Kotler et leur définition du marketing.  Réinventer le monde.

A quand « l’entrée en résistance » des publicitaires face à leurs clients?