La technologie 3D semble attirer les acteurs dans l’univers de l’alimentaire. Mais elle passe d’une logique de mass market à une logique de personnalisation. Grand fossé culturel

J’avais eu l’occasion d’aborder ce sujet à propos de produits alimentaires destinés aux seniors, plus faciles à déglutir. Le site Foodbusinessnews.net  s’intéresse plus globalement à cette approche considérant que les industriels n’ont jamais été aussi intéressés par cette technologie.

A l’occasion du colloque annuel de l’Institute of Food Tachnologists, l’un de ses intervenants, auteur d’un livre intititulé “Fabricated:The New World of 3D Printing.” affirmait que les applications 3D dépassaient de très loin sa première capacité à concevoir des formes personnalisées de produits à base de chocolat ou de sucre.

Ses principaux avantages : son extrême rapidité, son coût très faible et ses capacités à personnaliser les produits. Il cite ainsi l’exemple de recettes issues d’un banque de données que le consommateur pourra realiser à partir d’une simple cartouche qu’il mettra dans son imprimante 3D. Il pourra en modifier le contenu en matière d’ingrédients que de nutriments à partir des carences bien évidemment détéctées par des objets connectés.

L’armée américaine est naturellement intéressée, pour concevoir les produits les plus nutritionnels et les plus personnalisés. Cette technologie pourrait être généralisée dans les années 2025. Comme le dit l’un de ses représentants “Wouldn’t it be interesting if they could just print and eat?”. Cela donne envie.

De grandes multinationales commencent à s’y intéresser, comme PepsiCo qui anime des focus groups sur de nouvelles formes de packagings, voire de produits comme des chips. Les consommateurs se montrent beaucoup plus réactifs à des propositions en 3D.

La baisse du prix des imprimantes 3D les rend désormais abordables à un grand nombre de consommateurs

Selon le site Vitagora, La France avance rapidement dans ce domaine qui pourrait intéresser “la restauration et les artisans”, au-delà de l’alimentation pour les seniors. Un projet européen, baptisé Performance leur est consacré.

Cela nous rappelle les pilules alimentaires imaginées pour l’an 2000 dans les années 50. La guerre de la technologie face à la gastronomie? La cuisine moléculaire ne semble pas encore faire ses preuves.