imagesCAD413ESSelon un article de The Guardian  intitulé The shopping mall is dead, Long live wandering aimlessly around the mall, le déclin du centre commercial est prédit depuis des années, avant même l’émergence de l’e-commerce…

Aux Etats-Unis, pays roi des shopping malls géants, certains analystes estiment que, dans 10 ans, 15% des 1000 centres commerciaux qui y sont implantés auront disparu et plus de la moitié dans 20 ans. Si les concepts ne sont pas complètement « réinventés », dans les années à venir, il sera perçu comme un véritable anachronisme, une aberration vieille de 60 ans, qui ne répond plus ni aux besoins des clients, ni à ceux de la communauté, mais aussi aux besoins des distributeurs eux-mêmes ! C’est ainsi que de grandes chaînes, comme Sears ou JC Penney ferment de nombreux magasins.

L’univers du centre commercial cristallise tout ce que l’on reproche aujourd’hui aux commerces : encourager de nourrir le désir d’une consommation inutile, les fausses promotions et surtout une ambiance désuète des années 80, avec sa «musique d’ascenseurs, ses sols de marbre et une impression globale d’univers de zombie». Bref, de « donner l’envie de se pendre », plutôt que d’acheter.

L’auteur de l’article se souvient, quand elle était enfant, que son plus grand plaisir était d’admirer les palmiers, d’aller chez McDo et de s’extasier de marcher aussi longtemps sans voir le jour. Mais sans acheter pour autant.

Les centres commerciaux français souffrent, mais sans remise en cause

D’après le Conseil national des centres commerciaux, leur fréquentation s’est inscrite en repli de 1,7% en 2013 pour un chiffre d’affaires lui aussi en baisse, de 1,6%. Une baisse continue depuis 2011. Selon les analystes, c’est plus l’e-commerce que la crise qui pénalise ces centres. A point de parler « d’effet Amazon ». Ce sont les GSS les plus touchées, en particulier les magasins culturels. Curieusement, il n’y a aucune critique sur le concept lui-même. Pasnouspasnous.

Seule parade des investisseurs, celle de reporter les projets. Selon le cabinet Cushman & Wakefield, seules 58 % des ouvertures prévues ont eu lieu. Source : Les Echos.fr