28s9csxJ’avais cru comprendre que Gulli TV était assez épargnée par la publicité. J’avais tort. De longs tunnels de pub, interrompus seulement par des plans fixes recommandant de ne pas manger trop salé, trop sucré ou trop gras…

Questions posées au jeune téléspectateur de huit ans assis auprès de moi : c’est quoi le sel ? Réponse, «cela pique.» C’est quoi le sucre ? «les morceaux que l’on met dans son bol». Le gras ? Pas de réponse du tout.  En revanche, il a bien compris le spot Délichoc. Bref, les messages sanitaires doivent avoir une vraie efficacité auprès des enfants qui ne savent pas lire et, quand ils le savent, ne comprennent rien à rien. Dernier point : jusqu’à l’âge de huit ans, un enfant ne fait pas la différence entre message publicitaire et programme.

France Télévisions vient de céder les  parts qu’elle détenait dans la chaîne à Lagardère Active (Tiji, Canal J) et devrait développer de nouveaux programmes sur France 4. Que les annonceurs se rassurent, selon Le Figaro, «l’accord de cession prévoit une limitation du niveau de la publicité pendant trois  ans sur la chaîne publique,  dans l’objectif de partager des revenus publicitaires qui s’élèvent à 100 millions d’euros sur le marché des moins de 10 ans ». Ils ne savent pas lire, mais ils aiment bien les images