ben & jerry'sAux, Etats-Unis, depuis quelques mois se livrent une guerre sans merci les Etats qui souhaitent des étiquetages précisant les quantités OGM dans les aliments et les industriels. Le trublion Ben&Jerry’s, filiale d’Unilever, est en faveur de ces lois.

Le premier Etat à voter une loi imposant cet étiquetage fut le Vermont (cf. note). La société Ben & Jerry’s, très impliquée dans la RSE (elle a mené par exemple une campagne contre les armes nucléaires baptisée American Pie ou une autre en faveur du mariage gay en Grande-Bretagne. Cette fois, elle fait une campagne active pour soutenir ce vote pour l’étiquetage OGM, s’engageant depuis plus d’un an, à enlever tout ingrédient OGM dans ses produits. Les militants contre cette loi appellent au boycott des marques des sociétés appartenant au sein du lobby Grocery Manufacturers Association (GMA) qui est en train de poursuivre l’Etat du Vermont contre cette nouvelle loi. Las! Ben &Jerry’s est, comme on le sait, est une filiale d’Unilever, puissant contributeur de cette même GMA. Rachetée en 2000, la multinationale s’était engagée à respecter les prises de position de la société Ben & Jerry’s.

Unilever s’est engagée depuis plusieurs années à plus de responsabilité, même si la firme n’avait pas hésité à investir plus de 450000 dollars en 2012, pour contrecarrer un projet californien sur ce même thème de l’étiquetage OGM.

Selon l’auteur de l’article, Unilever, pour respecter ses engagements, ne s’opposerait pas à la campagne Ben & Jerry’s. Le patron d’Unilever, Paul Polman, revendique depuis des années sa volonté de plus de responsabilité sociale – les campagnes de Greenpeace contre Dove et Kitkat sur l’huile de palme, y sont certainement pour quelque chose. Il critique le « capitalisme  à court terme » et clame, dans une interview à McKinsey, «We will go on resisting».

A quand son retrait officiel de tous les lobbies agro-alimentaires, mondiaux et locaux, qui freinent toute mesure en faveur du consommateur ? Et prendra-t-elle les bonnes décisions sociales sur toute la planète ? Après quatre ans de lutte, les salariés de Fralib ont pu créer une Scop, mais ne peuvent reprendre la marque Eléphant, très  forte en France, pour limiter toute concurrence ; ce qui les condamne, dans un premier temps, à ne travailler que pour les marques de distributeurs.

Il reste aussi au groupe pas mal de casseroles (formulation des recettes, approvisionnement responsable….).

Alors, faux-nez ou pas ? Soyons optimistes.

Source : Brandchannel