loupGoogle, nouveau chevalier blanc ? Une mécanique de relations publiques parfaitement huilée.

Acte 1. La semaine dernière, je m’étonnai quelque peu de la décision prise  par  Google de supprimer les pubs de sa propre régie sur un certain nombre de sites volontaires, réduisant les revenus de sa régie (assez modestes, semble-t-il) ; au passage en faisant payer les internautes pour leur épargner les pubs (il ne faut pas déc… quand même); ces mêmes sites étant néanmoins rémunérés par Google au prorata de leur nombre de visites.

Du pur altruisme, bien évidemment.

Renoncer à la pub? Je me dis, il y a un loup. Il n’a fallu que peu de temps pour que son museau n’apparaisse.

Acte 2. Il y a quelques jours dans AdAge , nouvelle information, une étude, financée par Google himself, annonce que 56% des pubs digitales ne sont jamais vues, sinon par de méchants robots. Un vrai scandale en somme que bannit cette trop gentille entreprise qui n’a qu’une volonté, celle de défendre les annonceurs. Un rapport très complet sur toutes ces malversations.

Et personne pour contrôler ces méchants «bots»? Mais si, Google bien sûr qui vient au secours de ces mêmes annonceurs avec une solution : Adview qui permet aux annonceurs «d’effectuer le suivi la visibilité des annonces diffusées avec les tags Google Publisher Tag (GPT) […] La visibilité sert à déterminer la probabilité qu’un internaute ait vu l’annonce». Naturellement, cet outil de mesure ne concerne pas seulement les pubs gérées par Google mais aussi par des «vendeurs tiers».

Épilogue. Toujours dans AdAge,  on apprend que Mindshare, filiale de WPP, vient de signer un accord avec Google pour la création d’un nouvel outil, baptisé « Search as signal » qui identifie les recherches des internautes sur n’importe quel produit. Et top, du top : dans le monde entier ! Je vous laisse lire l’article. Je me suis arrêtée aux premières lignes, un peu nauséeuse.

Des démarches qui démontrent, à l’évidence, même pas le fossé, ni la faille, je ne sais pas comment qualifier cet abîme – c’est finalement le juste mot – qui sépare les industriels de leurs consommateurs, via leurs conseils de toute sortes.

Les Mad Men n’étaient que des enfants de chœur.