cheeriosjogAux Etats-Unis, General Mills (partenaire de Nestlé en France) vient d’annoncer que l’une de ses plus célèbres références, Original Cheerios, sera désormais sans OGM. Une victoire pour l’association Green America qui avait oragnisé, en novembre 2012, une guerilla social media campaign sur la page Facebook de la marque…

Elle proposait une application permettant de personnaliser des messages, application aussitôt détournée et «bombardée» sur la page Cheerios, 40 000 internautes menaçant de boycotter la marque si elle ne cessait pas d’utiiser des ingrédients modifiés génétiquement dans la fabrication des céréales. La proposition de l’application fut rapidement retirée, mais le mal était fait. L’association protestait notamment contre le fait que le groupe ait, quelques semaines auparavant, contribué à hauter de 1,2 million de dollars à une campagne destinée à lutter contre un projet de loi anti-OGM en Californie, baptisé Prop 37.

L’ironie de cette annonce est que Cheerios est principalement à base d’avoine – il n’y a pas de culture OGM de l’avoine – et la suppression des OGM ne concerne que le sucre de canne et la maïzena que contiennent les céréales en très faibles quantités.

Effet d’annonce ? Des acteurs comme Natural News ou Marion Nestle sur son site Food Politics en sont convaincus et on est tenté de le croire. Pour preuve, la composition des onze autres références Cheerios ne sera pas modifiée. General Mills justifie cette décision par le fait que l’usage des graines OGM est tel dans des céréales comme le maïs, le soja ou le sucre de betterave qu’il serait difficile, voire impossible à modifier et que 70 à 80% des aliments vendus dans les supermarchés américains contiennent des OGM dont le groupe est naturelemment convaincu que leur consommation n’est pas nocive. Le groupe précise que cette démarche ne provient pas d’un souci de sécurité sanitaire mais de la réponse à une demande clients. Of course.

En attendant, General Mills investit massivement sur cet «événement», comptant sans aucun doute sur l’ignorance des consommateurs en matière d’OGM, ce qui fait dire à un journaliste de Wired  qu’il s’agit d’une «empty gesture» et conclut son article par : «Bravo, General Mills. You won the day by doing not much at all».