whole foods3Aux Etats-Unis, la réputation « responsable » de l’enseigne Whole Foods n’est plus à faire : des produits sains, le refus de commercialiser de la junk food… Nouveau pas social, l’ouverture de magasins dans des zones défavorisées.

En 2013, Whole Foods, enseigne haut de gamme, avait ouvert un premier magasin dans un quartier défavorisé de Detroit et envisage de nouvelles ouvertures dans ce type de quartier comme à Newark. Les prix seront adaptés à la clientèle du quartier et leur intention est de développer de la nourriture saine «accessible» à tous, en développant notamment des approvisionnements locaux. 130 emplois ont été créés.

En novembre 2014, selon The Washington Post , Whole Foods, ouvrait un magasin dans une zone commerciale désertée depuis des années dans le quartier d’Englewood, l’un des plus pauvres de la ville de Chicago.

Selon le journal, cette implantation n’a rien à voir avec de la philanthropie ni l’anticipation – peu probable – du retour d’une population plus aisée. La population est à 99% noire alors que, dans les années 30, elle était à 99% blanche. Le quartier s’est également désertifié, passant de 160 000 à 60 000 habitants. Le taux de chômage atteint 25% et un tiers des foyers vivent sous le seuil de pauvreté.

Mais le discours change un peu, avouant un objectif est plus financier, compte tenu des objectifs d’ouvertures de nouveaux points de vente. Le site choisi par Whole Foods est néanmoins stratégique, en face d’une école de cuisine et à proximité d’une station de train et des voies express.

Difficile de se prononcer sur les vraies motivations de l’enseigne, opportunisme ou philanthropie ? Mais l’idée pourrait faire son chemin.