chercheursunionfoscientistsSelon un sondage réalisé pour l’Institut de la fonction publique au Canada, 25% des scientifiques appartenant à cette même fonction publique déclarent qu’on leur a imposé le silence, voire de modifier certaines informations. Mieux, 90% de ceux ayant répondu au sondage en juin 2013 (26% des salariés), «ne se sentent pas libres de parler de leurs travaux aux médias». 86% d’entre eux considèrent qu’ils ne pourraient dénoncer une décision gouvernementale qui pourrait «nuire à la santé ou à l’environnement», sous peine de représailles…

Heureusement, de telles choses ne peuvent se produire en France ! Pour ne prendre que le seul exemple de l’agro-alimentaire, l’impartialité des chercheurs français n’est plus à démontrer, comme le soulignait en 2011, un membre du conseil scientifique de la gouvernance de l’INRA dans le rapport annuel de l’Ania  : «La commission recherche de l’Ania et la plateforme Food For Life France [joli lobby] sont des lieux privilégiés de réflexion et de programmation». Elle précise que «Les partenaires industriels sont importants pour l’INRA et ma vision est qu’ils doivent être impliqués très en amont des programmes de recherche». Et quand des  lanceurs d’alerte élèvent la voix comme le fit Pierre Meneton (Inserm) à propos du sel en 2006, les lobbies leur font des procès.  Et rien ne change. Au nom des emplois bien sûr.

Soyons rassurés.

 

Sources : les mots ont un sens, Huffington Post