dark store1Une information repérée par Benoît Merlaud de Linéaires, une vidéo apocalyptique, de huit minutes, sur le «cauchemar» de faire ses courses dans un hypermarché qu’Auchan a postée sur son propre site pour vanter ses drive. L’enseigne a rapidement enlevé cette vidéo de son site.

Une maladresse à l’évidence mais qui est, à mon sens, révélatrice du virage que prennent les enseignes, privilégiant désormais les achats en ligne. Des rapports déshumanisés. Selon un article de The Guardian, repris pas Slate.fr.  les enseignes –alimentaires ou non -sont tentées par les dark stores, ces entrepôts, très automatisés. Tesco, Sainsbury, Asda ont de grands projets.

L’explosion du drive en France, et les investissements inhérents à ces implantations ne pourront qu’accentuer ce phénomène, tellement économique. Et ce ne sont pas les Big Data qui les font rêver mais qu ne pourront résoudre le problème de la relation client, bien au contraire. Surtout, ne rentrez pas dans nos magasins !

Dans le même ordre d’idées, les enseignes non-alimentaire organisent elles-mêmes le showrooming, mission désormais dévolue aux magasins : peu ou pas de vendeurs. Des allers-retours entre site et magasin pour essayer désespérément de retrouver les produits en soldes, présents sur le site, mais absents des magasins, comme si tout était fait pour commander en ligne.

Le grand magasin alimentaire de demain sera dark. Bien loin du retailtainement, tellement onéreux. Le client n’a qu’à s’y faire : il se sert déjà lui-même d’essence, fait ses opérations bancaires tout seul, débarrasse sa table des fast-foods, prépare les poubelles dans les avions… quoi de plus normal ? Consumer-centric.