L’institut Louis Harris a réalisé aux Etats-Unis, en avril 2004 (la date importe peu), une étude auprès des 878 professionnels du marketing enfants : 91% des interviewés considèrent que leurs collègues manquent d’éthique et travaillent « sous le radar » en manipulant les enfants…

72% d’entre eux estiment que les entreprises, dans leur ensemble, font pression sur les enfants pour qu’ils «grandissent plus vite qu’ils ne le devraient»; 61% d’entre eux pensent que l’on s’adresse aux enfants beaucoup trop tôt, et 58% sont convaincus qu’il y a trop d’actions marketing vers les enfants. Mais, rassurons-nous, les Paspaspasnous sont droits dans leurs bottes ! Selon cette même étude, 67% des interviewés sont convaincus que leur propre entreprise a des standards éthiques plus élevés que ceux de leurs concurrents, 91% affirment que leur propre société «traite les jeunes avec respect», 78% que leur société joue « un rôle positif dans la vie des enfants » et qu’à 84%, ils sont prêts à avoir une discussion ouverte s’agissant de l’éthique de leur métier. Les deux tiers des interviewés estiment enfin qu’ils n’ont jamais été mis dans une situation où « leurs propres sentiments éthiques aient pu être sujets à compromission».
Quoique. La même question a été posée dans le cadre d’une autre étude à un petit groupe d’experts en «marketing enfants» – expression qu’ils avouent ne pas aimer !- (Amy Henry, Marketing to children : industry insiders’perspective on good work, juin 2005). L’un des participants s’affirmait convaincu d’exercer son métier avec toute l’exigence éthique. Il avoue cependant qu’un jour, il a eu un doute, celui où sa toute petit fille a prononcé son premier mot : Barbie !