sac a main marque

Après la crise de 2008, les grandes marques de luxe avaient constaté que les riches Américains n’appréciaient les logos trop voyants, «déplacés» en ces temps de crise. Ce mouvement gagne rapidement l’Asie, leur nouvel eldorado.

Selon un récent article du Washington Post, les marques de luxe dont le signe distinctif de richesse (snobisme) pour leurs acheteuses et acheteurs connaissent quelques soucis paraît trop ostentatoire en ces temps de crise.

J’avais évoqué le sujet il y a quelques années. Le rejet des riches Américaines de tout logo trop visible, à tel point que les marques avaient été contraintes de construire deux lignes de production, l’une présentant des logos très apparents, l’autre des «no-logo». Idem pour les sacs dont certains étaient tout simplement neutres, en papier kraft.

Selon le WP, les clients préfèrent des produits plus «subtils» qui font moins «camelote» (trashy). Même chose pour les produits eux-mêmes, les clients cherchent des produits moins répandus que les formes classiques vendues à travers le monde. On pense au fameux sac Vuitton notamment. Bref, ne plus se conformer à ce que les marques leur imposent et surtout ne pas ainsi «afficher» leur prix.

L’Asie restait un continent où le comble du luxe était justement d’afficher, comme statut social, ces marques de luxe. Or, les riches Chinois semblent suivre le même chemin.

Lors d’une récente conférence, le patron de Richemont (qui possède entre autres la marque Cartier) faisait cette remarque : «Si vous êtes riche et si les parents du meilleur ami de votre enfant est au chômage, vous n’allez rien acheter de clinquant».

Leur nouveau défi est donc de vendre sans culpabiliser leurs clients, en luttant entre outre contre de nouvelles «petites marques», plus branchées et un peu moins onéreuses (il ne faut pas rigoler quand même, un snob reste un snob, NDLR). Les grandes marques font désormais la même chose, lançant des «sous-marques», plus toniques et moins ostentatoires.

Les très grande marques de luxe au bord de l’asphyxie ? Il ne faut pas exagérer quand même. Attendons les milliardaires africains dont le nombre ne cesse de croître.