Je sais, les consultants, les instituts et les journalistes ont besoin d’inventer de nouveaux concepts, voire de nouveaux mots,  pour se nourrir. Voili ! Voilou ! Voici l’über-digital

 

 Selon une étude de Cisco Consulting Services, publiée à l’occasion du NRF’s Big Show, (jamais autant couvert par la presse pro française), aux Etats-Unis, les digital mass market shoppers représentent 80% de la population et les uber-digitals, 18% de cette même population, vs 11% l’année dernière.

Leurs caractéristiques, un usage courant de smartphones et de tablettes au sein même des magasins ; leur utilisation étant considérée par eux-mêmes comme un wake-up call. Ces uber-digitals sont plus méfiants que la moyenne, 25% d’entre eux ne veulent pas partager leurs informations personnelles avec les enseignes. Leur seule concession, celle de recevoir des réductions sur leurs prochains achats. Ils font toujours plus confiance aux avis des sites comparatifs qu’aux recommandations de leurs amis et des magasins eux-mêmes, sauf s’il a des primes et des conseils à la clef.

Depuis l’apparition de ces smartphones, c’est toute l’approche shopper marketing qu’il faut revoir. De fond en combles. Si tant est qu’elle eût jamais été appliquée. L’eye-tracking, top de la technologie quasi biométrique, devient ringard et le neuro-marketing ne servira pas à grand-chose. C’e sont leurs écrans qu’il faut observer, plutôt que leurs yeux et les boyaux du cerveau. En attendant qu’ils les jettent à la poubelle. Peut-être.

Avis au market researchers.

Source : Retailwire