Dommage que la presse pro française n’aborde pas ce type de sujet. Ad’Age (USA) s’inquiète des dérives de l’utilisation des données de géolocalitsation et met en débat  la faculté d’opt-in des internautes.

intrusionDe très nombreuses applications nécessitent que leurs possesseurs soient géolocalisées. Parfois, l’usage de ces applications ne le nécessite pas et pourtant. En fait l’objet de ces applications n’est pas tant le service rendu au consommateur que le recueil et la vente de  ces données ainsi renseignées. C’est parfois même le seul objectif de leur conception. Si les internautes donnent leur accord (opt-in) pour l’application donnée (on pense à PokemonGo), ils ignorent pour – plupart d’entre eux-  que leurs données seront transférées vers des parties tierce. Ils n’en sont le plus souvent même pas informés.

La progression de nombre d’applications étant exponentiel, les acteurs eux-mêmes (plate-formes d’échanges, régies, ad targeting…) n’arrivent pas à assurer la traçabilité de ces data, accroissant ainsi les risque de diffusion de listes sans aucun contrôle. Anecdote, les sociétés de gestion de datas, interviewées pour la rédaction de cet article, étaient incapables de relier les données recueillies aux applications dont elles provenaient, à l’exception de celles qui leur appartenaient!

Pour mémoire, voici les contraintes des acteurs selon la Cnil. J’aimerais savoir combien d’entre eux respectent ces obligations, ne serait-ce que le bouton d’opt-in et la diffusion des entreprises auxquelles ces données seront transférées et leur usage, quand ils l’ignorent totalement.