appleLa publicité ne fait pas partie du business model d’Apple. Pourquoi pas développer des applis anti-pubs. Pour faire la nique à Google?

Un récent article de Fortune  constate «l’explosion» des applis de blocage de pub sur les mobiles.

Apple est en train de développer des logiciels de blocage de contenus. Plus exactement, la société a donné à des développeurs des outils pour concevoir rapidement des applis bloqueurs de pub efficaces. Selon un expert, des « des centaines, voire des milliers d’applis devraient être disponibles prochainement dans les App Store. Un «jeu d’échecs» entre Google et Apple. Les revenus publicitaires n’entrent pas dans le business model d’Apple, sinon à la marge. Pourquoi s’en priver.

Une «bombe atomique»

Alors que la plupart des business models sur Internet repose sur les revenus de la publicité, ce développement est une vraie menace. 90% des revenus de Google proviennent de la publicité. Comme le souligne ce même expert : « les ad blockers sont au Web ce que les filtres anti-spam étaient aux e-mails, mais les enjeux sont plus grands.

Beaucoup de gens ignoraient (et ignorent toujours) qu’il existait des moyens de se prémunir des publicités intempestives mais trop c’est trop et notamment les pre-rolls sur Youtube. C’est ainsi que le recours aux bloqueurs de pub sur les PC et surtout le mobile ne cesse de progresser.

Les sociétés lUC browser et Maxthon revendiquent près de 600 millions d’utilisateurs, essentiellement en Inde et en Chine. Ad Block Plus, de la société Eyeo revendique 400 millions d’utilisateurs sur deskstop mais n’a jamais réussi à percer sur le marché des mobiles, un peu « contrarié » par Google. Curieusement, comme ils l’avaient déjà déclaré, ils considèrent se comporter comme des ad blockers «responsables ». On se souviendra qu’ils ont signé un accord – très rentable – avec Google et Microsoft pour ne pas filtrer leurs pubs.

Un autre observateur considère que cette explosion est pour les éditeurs comme un «éléphant dans un magasin de porcelaine». Personne ne veut avouer le nombre de pubs non vues de peur de représailles des agences média.

Echec du programmatique, « malvertisements »… chaos publicitaire

Plus le programmatique progresse et moins les pubs ne sont vues. C’est l’une des conclusions d’une étude réalisée par l’IAB britannique. Elle estime que des millions de livres ont été dépensées par les annonceurs pour des pubs qui n’ont jamais été vues, à 49% d’entre elles alors qu’il semble que dans les pays qui pratiquent moins le programmatique, les taux soient plus faibles. Un expert estime «qu’il n’y a aucun doute que l’achat programmatique apporte beaucoup de bénéfices aux annonceurs mais il y a un revers à la médaille». Peu importe, les annonceurs foncent droit dans le mur. Et s’en réjouissent.

N’oublions pas non plus les petits robots qui envahissent la toile (ici)

Et voilà les «malvertisements». Je n’ai pas tout compris dans cet article d’Adage sinon que de petits farceurs ne cessent de polluer de grands acteurs comme Yahoo!, action considérée comme une cyber-attaque.

Youpi.