Agence Biodegrad

Agence Biodegrad

Vous avez peut-vu cette récente pub pour McDo où de jeunes gens traversent une ville en vélo, la nuit, et taguent avec le sourire, des panneaux publicitaires vierges avec des pictogrammes.

Même si l’agence a pris soin d’acheter aux afficheurs des emplacements légaux pour éviter toute poursuite, il n’empêche qu’il s’agit d’un piètre exemple à donner à «notre» jeunesse comme se plaisent à dire les politiques. Dieu merci, ils ne sont pas «à poil»!

Mais, il y a mieux, le «tag propre» (ou clean tag). Le Figaro publie aujourd’hui dont le titre et le châpo sont en eux-mêmes hilarants. Le titre : «Les « tags propres » à l’assaut des trottoirs sales». Le châpo : «Réalisés à l’eau ou à la craie, ces marquages publicitaires ont déjà séduit de grandes marques qui cherchent à renouveler leur communication dans un milieu urbain saturé par la publicité». Vous remarquerez – à juste titre – le mot «saturé», plus décent que celui de pollution visuelle.

Comme le précise encore Le Figaro – c’est dire! – «Le « tag propre » est aussi un pied de nez à la loi». En France, le tag, défini comme «le fait de tracer des inscriptions, des signes ou des dessins» sans autorisation préalable est puni de 3750 euros d’amende et deux ans de prison». Un universitaire précise qu’il existe à ce niveau un «vide juridique […] mais en principe, le «tag propre» ne devrait pas échapper à la loi anti-graffiti». Pour la mairie de Paris, «A partir du moment où cela ne cause pas de trouble sur l’espace public, on laisse faire».

Le Crédit Agricole, Renault, les supermarchés U, Samsung, Vinci… et même, selon Le Figaro, Anne Hidalgo pour sa campagne pour la mairie de Paris, ont eu recours à de type d’affichage au sol. Les agences de tags «biodégradables » qui s’effacent à l’eau de pluie, se multiplient.

Avis donc aux «sales» associations anarchistes anti-pub qui veulent « détruire la consommation » et passent régulièrement devant les tribunaux, faites du bio !